Pourquoi le golf devient une tendance chez les jeunes en 2026

Le golf change. Longtemps perçu comme un loisir pour adultes en polo et casquette, il séduit désormais une toute nouvelle génération. En 2026, la Fédération Française de Golf a franchi un cap historique avec un nombre record de licenciés. Et derrière ce chiffre, un phénomène se confirme : le golf, tendance chez les jeunes, s’installe durablement dans les habitudes des familles françaises. Plusieurs forces convergent : l’effet Netflix avec Full Swing, l’explosion des créateurs de contenu sur YouTube et TikTok, les concepts ludiques façon Topgolf, et un vrai besoin de calme, de nature et de concentration chez les jeunes. Décryptage d’une transformation culturelle qui rebat les cartes du paysage sportif. La popularité du golf chez les jeunes : ce que disent les chiffres en 2026 Premier indicateur clé : la France a enregistré 446 547 licenciés en 2025, un record absolu pour la Fédération Française de Golf. Sur dix ans, la progression atteint près de 10 %. Les jeunes de moins de 19 ans représentent plus de 41 000 licences, et environ 18 % des licenciés sont aujourd’hui des enfants ou des adolescents. Au niveau mondial, le rapport 2024 de la Royal & Ancient annonce 108 millions de pratiquants adultes et juniors. Encore plus parlant : 80 % des 43,9 millions de jeunes joueurs entrent désormais en contact avec ce sport via des formats alternatifs : practices connectés, simulateurs, golf d’aventure. Côté tourisme, les milléniaux pèsent déjà 42 % des nouveaux voyageurs golfiques. Bref, la popularité du golf gagne nettement les générations Z et Alpha. Cette dynamique ne relève plus de l’effet de mode passager, elle s’inscrit dans le temps. 👉 Envie d’aller plus loin ? Consultez les chiffres officiels de la pratique sur le site de la FFGolf pour mesurer l’ampleur de cette dynamique. L’effet « Netflix » et YouTube : quand les écrans donnent envie de jouer Si une seule série a fait basculer la perception du golf chez les jeunes, c’est bien Full Swing. Diffusée pour la première fois en 2023 sur Netflix, suivie d’une deuxième saison en 2024, d’une troisième en 2025 et d’une quatrième en 2026, elle a réussi le pari : rendre le golf addictif en streaming. Full Swing, le déclic d’une génération Selon les données partagées par le PGA Tour, 42 % des spectateurs ont consacré plus de temps à regarder du golf à la télévision après avoir vu la série. Mieux encore : 63 % d’entre eux ont allumé une retransmission dans les deux mois suivant la diffusion, dont une fraction qui n’avait jamais regardé un tournoi auparavant. Pourquoi ce déclic ? Parce que la série humanise les champions. Spieth, Thomas, Koepka ou Fleetwood y apparaissent vulnérables, drôles, parfois en doute. Pour un adolescent, c’est plus inspirant qu’un trophée brandi sous les projecteurs. Le golf devient une histoire de personnes. Et donc, une histoire qui peut devenir la sienne. YouTube, TikTok, Instagram : une culture du golf décomplexée L’autre moteur, c’est la création de contenu. En France, des comptes comme TwoBrothers, Les Golfiteurs ou Frenchy Golfeur rassemblent des milliers d’abonnés. Leur recette ? Un golf accessible, fun, sans dress code rigide, parfois en collaboration avec des sportifs d’autres disciplines. Sur Instagram et TikTok, des joueuses comme Marine Griffaut partagent leurs coulisses au quotidien, ce qui a multiplié sa visibilité par dix en quelques semaines. Cette démocratisation visuelle séduit particulièrement la tranche 12-14 ans, déjà ultra-connectée. Le golf passe ainsi du salon télé au feed personnel : il devient un sport « comme les autres », suivi, commenté, partagé. La FFGolf elle-même valorise ces créateurs sur son site officiel, signe que les fédérations ont compris le levier. 👉 Votre enfant a vu Full Swing et veut tester ? Inscrivez-le à une initiation gratuite avec le Trophy des Jeunes. Topgolf et formats ludiques : le golf devient un vrai loisir Si le golf est aujourd’hui une tendance chez les jeunes, il le doit aussi à un changement radical de format. Fini le seul practice silencieux : place à des concepts ludiques où jouer rime avec s’amuser. Quand le practice devient un jeu vidéo grandeur nature Topgolf, créé en Angleterre en 2000, accueille aujourd’hui plus de 13 millions de visiteurs par an dans le monde. Particularité étonnante : plus de la moitié de ces visiteurs ne se considèrent pas comme golfeurs. Le concept ? Des balles équipées de micro-puces RFID, des cibles lumineuses à viser, un score automatique façon bowling, une bande-son entraînante et un service de restauration en baie privative. Si Topgolf n’est pas encore implanté en France, des projets comme FunGolf ou des structures parisiennes (Birdieland, Swing City) reprennent le concept. La technologie Toptracer, déjà installée dans plusieurs practices français, transforme la séance d’entraînement en jeux interactifs (Closest to the Pin, Longest Drive, Angry Birds golf). Pour un ado, c’est un game-changer : l’erreur n’est plus punitive, elle devient un score à améliorer. Les jeux vidéo de golf, porte d’entrée vers le vrai parcours Autre passerelle évidente : le jeu vidéo. Les franchises Mario Golf (Nintendo), PGA Tour 2K (HB Studios) ou les simulateurs domestiques type PHIGOLF familiarisent les enfants avec le geste, le vocabulaire et les règles dès 8-10 ans. Ces univers virtuels créent une « génération swipe » qui débarque sur un parcours sans complexe. Beaucoup de clubs constatent que les enfants arrivés via la console comprennent plus vite la lecture du green ou la stratégie de club. Cette continuité écran-terrain est précisément ce qui caractérise un sport à la mode en 2026 : il n’oppose plus le numérique au physique, il les associe. 👉 Votre enfant adore les jeux vidéo de sport ? Découvrez le programme Trophy des Jeunes qui transforme l’envie en vraie pratique. Une alternative aux sports collectifs : le golf séduit ceux qui cherchent autre chose Tous les enfants ne se reconnaissent pas dans le foot, le rugby ou le basket. Pression d’équipe, contacts physiques, conflits de vestiaire, sélection précoce… autant de freins qui pèsent sur certains profils. Le golf offre un cadre opposé